Sidecar : la pionnière des moto-taxis

Casque et lunette d’aviateur vissés sur la tête, une combinaison parée à toutes conditions thermiques contraignantes, le chauffeur de side-car est un exemple à suivre pour les conducteurs de motocyclette, notamment les moto-taxi. Et c’est partie pour un voyage en side-car. Ayant été commercialisé à grande échelle avant la deuxième guerre mondiale, le sidecar a été parfaitement

Grandeur et décadence du side-car

Histoire du sidecar

Le side-car fut particulièrement prisé par les classes populaires d’avant les années 50. Cette situation économique de classe populaire devenant de plus en plus obsolète, les gouvernements décident d’aider la population à acquérir une automobile simple. N’ayant pas assez d’argent pour s’acheter une petite auto, la classe populaire profitera de l’invention des 2 à 4 Cv de la marque Citroën. Ces mesures quand les gouvernements décidèrent que les classes laborieuses avaient droit à la voiture individuelle et lancèrent, dans leurs pays respectifs, des plans industriels

Désagréments évidents

Un side-car n’a pas de grande utilité pratique, hormis le fait de pouvoir voyager avec une seconde personne sans enfourcher une même selle. Il faut apprendre à la conduire avant de partir sur les routes. Contrairement à la moto, elle prend presque autant de place qu’une voiture, et ne se penche pas. Car la vie est trop courte pour ne pas en profiter, le sidecar a disparu petit à petit des routes nationales et départementales. Les inventeurs ont préféré se pencher sur  une voiture capable de satisfaire les besoins de la classe populaire, au sortir de l’après guerre.

Le symbole allemand

Dans les années 30, le side-car a été produit en série par une célèbre marque allemande. On retiendra l’usage de ce panier à passager par les gouvernements du troisième reich. Durant deuxième guerre mondiale, 38000 exemplaires furent fabriqués. Les séries KS 750 et BMW R 75 sont commandés pour l’armée. Ces véhicules militaires disposent d’une transmission à quatre vitesses.  Hormis les véhicules militaires, les fabricants de sidecar ont assuré une production de 18.695 exemplaires de motos cylindrées d’une puissance de 26 CV, vitesse pouvant atteindre les 95 Km/h.

Déclin

L’une des raisons pourquoi le side-car n’a pas fait long-feu, elle était plus adaptée aux longs voyages.

Dans les rues des agglomérations parisiennes et françaises, on estime à 200 le nombre de side-car produits chaque année. Les modèles qui roulent sont majoritairement conduits par des motards expérimentés, des personnes parfaitement aguerries à l’art de la motocyclette. Le sidecar a été les symboles d’une génération, et restera ancrée dans les imaginaires de poètes et intellectuels de ces années d’avant et après la guerre mondiale.

Conclusion

Le sidecar a plusieurs images et étiquettes qui l’accompagnent. Biker, armée allemande, célèbre musicien américain qui remonte dans un side-car sur le front de mer de La Havane, cet équipement a ravi les amateurs de véhicules motorisés. S’il est effectivement l’ancêtre de la moto-taxi, il va de soi que le sidecar ne peut offrir les mêmes avantages qu’un scooter ou une goldwing. En effet, sa largeur requiert autant de places qu’une voiture et cette dernière peut être sujette aux accidents. Le sidecar-mototaxi, ce n’est pas encore pour aujourd’hui.

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